Comment passer de mode, cosmétiques et Hello Kitty à la nature et l’émerveillement ? C’est une longue histoire et surtout, un long cheminement personnel.
2007, je lance mon 1er vrai blog. Que d’aventures ! J’ai rencontré des personnalités, collaboré avec des grandes marques et même avec le magazine ELLE Belgique ! J’ai vécu de beaux moments, je dois l’avouer.
Jusqu’au jour où je n’ai plus trouvé de sens dans ma vie, tant au niveau personnel que professionnel. Je me suis sentie « vide » alors que j’avais tout. Je suis passée par des périodes assez difficiles et je ne pensais pas revoir la lumière au bout du tunnel.
J’ai un peu abordé mon cheminement et mon travail de reconstruction sur ce blog par le passé. Je ne vais pas m’éterniser là-dessus mais en gros, je me suis créée un « faux self » durant de nombreuses années pour « effacer » ma différence et être plus acceptée. Jusqu’au jour où je me suis perdue.
J’ai mis du temps à me relever. Je me suis cherchée, je me suis trouvée. Je comprends enfin d’où me viennent ces besoins d’authenticité, de cohérence, d’éthique. Mieux se connaître et s’accepter ne rendent pas le chemin plus facile pour autant. Je m’en rends compte aujourd’hui. Je dois encore trouver/créer ma place au sein de la société et du monde professionnel. Ce qui s’avère moins évident que je ne le pensais…
Au niveau de la blogosphère, j’ai supprimé mon 1er blog lifestyle. J’ai créé Mel and the flamingo qui correspondait mieux à celle que j’étais à ce moment de ma vie (j’étais au début de mon cheminement personnel).
J’ai toujours adoré écrire, faire des photos, partager des conseils, des informations sur le web. Me réorienter vers la communication digitale me semblait la suite logique. J’ai suivi une formation longue et d’autres plus courtes pour me spécialiser. J’ai appris ce qu’est le référencement naturel, que les internautes lisent rarement un article jusqu’au bout et qu’il faut donc aller à l’essentiel dès l’intro. Qu’il faut analyser des données pour savoir quoi et quand publier pour atteindre le plus grand nombre. Qu’il faut partager du contenu en lien avec les tendances et centres d’intérêt de la « société de masse ». Qu’il faut suivre certaines règles pour être dans les bonnes grâces des algorithmes. Qu’il faut passer toujours plus de temps sur les réseaux sociaux, sponsoriser des publications, etc.
En parallèle, je me suis intéressée aux dérives liées au web : phubbing, cyberharcèlement, dépendance, manque d’éthique des influenceurs, utilisation des données personnelles, …
J’ai compris que ça ne sera pas évident de trouver ma place dans ce secteur. J’ai toujours vu Internet comme une encyclopédie en perpétuelle évolution, un moyen d’informer, de sensibiliser, de mettre en avant assez facilement des causes nobles, des artisans, des associations, …
Je doute et me pose énormément de questions. Pourquoi est-ce si compliqué pour moi ? Septembre 2019, on me parle de personnalité atypique. Je passe par plusieurs phases : déni, soulagement, colère, etc. Le point positif, c’est que j’ai enfin certaines réponses.
La crise sanitaire arrive. Je termine ma formation à domicile et mets à profit mon temps pour continuer à me former sur des sujets qui m’intéressent, pour m’améliorer en photo, découvrir ma région et me découvrir un peu plus. Je lis des ouvrages spécialisés, ce qui me permet notamment de mieux comprendre l’hypersensibilité.Mes longues balades, seule, dans la nature me font énormément de bien. Ça recharge mes batteries. Je ne freine plus ma curiosité. J’observe, je me pose des tas de questions, j’essaie de trouver des réponses dans des livres ou sur internet. Je prends le temps de m’émerveiller.Mon contenu sur le web met de + en + en avant la nature. Je veux montrer le beau qui nous entoure pour essayer de sensibiliser. Je ressens le besoin d’aller plus loin. Je suis des webinaires et MOOC pour élargir mes connaissances naturalistes. J’envoie ma candidature pour la session 2022 – 2024 de la formation guide-nature des CNB. Je reste cohérente avec mes valeurs. Je suis une amoureuse de la nature avant d’être photographe et créatrice de contenu. Ce qui signifie qu’avoir une certaine éthique dans ces domaines est important pour moi ; beaucoup plus important que la course aux likes et aux abonnés.Mai 2021, Mel and the flamingo devient Mel nature lover.
Comme je l’ai dit plus haut, je dois encore trouver/créer ma place dans la société et le monde professionnel. Au niveau de la création de contenu, j’ai trouvé mon équilibre. Je n’aime pas trop les discours moralisateurs et je remarque que beaucoup de comportements sont causés par un manque d’information. Je préfère sensibiliser en informant et en proposant des alternatives comme avec les articles « trouver des idées de balades près de chez soi » ou « photographier la nature de proximité ». C’est une de mes motivations à suivre certains MOOC et webinaires. Je souhaite maîtriser certains sujets dans un objectif de vulgarisation. C’est comme ça par exemple que j’ai passé mon dimanche soir à me prendre la tête avec les calculs d’un exercice « dresser un bilan radiatif » (MOOC sur le climat et son réchauffement).
Les photos qui illustrent cet article, prises fin décembre 2021, sont les fichiers jpg du boîtier, non retravaillés.