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La servante écarlate de Margaret Atwood

1985 ! Ce livre a été écrit en 1985 ! Pourquoi n’en ai-je pas entendu parler durant mes études ? Pourquoi j’ai dû attendre 2017 avec l’arrivée de Trump à la présidence et la sortie de la série The Handmaid’s Tale pour découvrir La servante écarlate de Margaret Atwood ?

photo couverture livre la servante écarlate Margaret Atwood

L’histoire

Defred voit son monde, son quotidien s’effondrer. Après la chute du gouvernement, la religion reprend le pouvoir. Petit à petit, les femmes perdent leurs droits : interdiction de porter certains vêtements et de travailler, compte bancaire transféré au mari ou à un proche masculin,…

Les couples non mariés n’ont plus d’avenir, idem pour les remariages. Que faire ? Prendre la fuite, avec son mari et sa fille. Mais…

Defred va atterrir chez Les Tantes avec d’autres femmes, tout juste bonnes à procréer. C’est qu’un nouveau né viable est devenu rare dans ce monde infertile.

Habillées de rouge, les femmes fertiles sont conditionnées pour devenir des Servantes. Elles rejoindront chacune la maison d’un Commandant et de son Épouse. Elles y seront « employées ». Leurs tâches ? Faire les courses et procréer ! Dans ces maisons, travaillent également des Marthas, sorte de maîtresse de maison.

Les Servantes ne peuvent se faire belle. Le maquillage leur est interdit, tout comme la crème hydratante. À défaut, Defred cache un peu de beurre qu’elle applique le soir sur son visage.

Dans ce monde, il faut savoir rester discret. Il y a un contrôle permanent. Pour effectuer les courses, les servantes ne peuvent s’y rendre que deux par deux. Et interdiction pour elles d’être surprise en train de discuter ! La délation, très présente, fait peur.

Ceux et celles qui ne respectent pas les lois terminent pendus !

Les autres femmes, plus âgées ou infertiles, sont envoyées dans des Colonies. Elles ont de la chance si c’est pour travailler dans les champs. Car pour beaucoup, c’est pour y manipuler des déchets toxiques avec tous les dangers et effets néfastes que cela engendre.

Au fil des semaines, Defred va découvrir un réseau parallèle. Les asservis, qui organisent une résistance avec Mayday et ceux qui détiennent le pouvoir, qui ont conservé certains vices pourtant désormais interdits.

Quand elle pense que rien ne sera plus jamais comme avant, le fameux fourgon noir arrive la chercher…

photo quatrième de couverture la servante écarlate Margaret Atwood

Je ne sais pas si ce livre est aujourd’hui intégré au programme scolaire mais si pas, il le faudrait.

Les droits des femmes ne sont pas acquis. C’est un combat au quotidien. Il n’y a qu’à regarder les actualités, comme aux Etats-Unis ou en Turquie, pour s’en rendre compte.

En tant que femme, nous sommes libres de disposer de notre corps. Oui, nous avons le droit de porter une mini-jupe, de décider de ne pas avoir d’enfant, de ne pas vivre au dépend d’un homme.

Une femme devrait pouvoir s’exprimer librement, conduire une voiture ou suivre des études. Ce n’est pas encore le cas partout malheureusement.

Il y a encore tant à faire avant que la femme soit considérée comme l’égal de l’homme…

Après Le dernier homme, c’est le second livre de Margaret Atwood que je dévore.

À 36 ans, je peux enfin affirmer que mon genre littéraire préféré est la dystopie.

Selon Wikipédia : Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L’auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque.

Deux films dystopiques, basés sur des romans, m’ont marquée : 1984 et Soleil vert. Il faut que je prenne le temps de les lire.

D’autres livres de Margaret Atwood ou de dystopie à me conseiller ?

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