« Il commence à faire noir. Ne traînez plus trop longtemps dans le jardin. Une chauve-souris pourrait s’accrocher dans vos cheveux les filles. » Vous allez rire, mais j’y ai cru pendant de longues années. Merci maman…
Ce n’est pas le seul exemple qui me vient en tête : « compte le nombre de points sur le dos de la coccinelle et tu auras son âge ». Combien d’enfants ont entendu cette question ?
Les idées reçues sur la nature sont nombreuses. Si certaines font sourire, d’autres peuvent avoir des conséquences néfastes sur des espèces et habitats naturels. Avec « Fake news au jardin« , Aino Adriaens (biologiste et rédactrice) fait la chasse à ces idées reçues et nous invite à cultiver notre esprit critique.
Le lierre, un véritable allié
J’élargis mes connaissances naturalistes en m’informant, en observant et en expérimentant. J’ai toujours entendu dire que le lierre n’est pas l’ami des arbres, qu’il dégrade les murs et cause des problèmes d’humidité. J’ai découvert certains de ses atouts il y a 3-4 ans seulement :
- Ce n’est pas une plante parasite. Il utilise l’arbre comme support et le protège des intempéries.
- C’est un refuge pour les oiseaux, comme le Merle et le Rouge-gorge.
- C’est un garde-manger. Grâce à sa floraison inversée, il offre nectar et pollen aux butineurs, de septembre à octobre. Quelques mois plus tard, à la fin de l’hiver, ses baies vont attirer de nombreux oiseaux.
J’ai la chance d’avoir un vieux lierre en face de chez moi. De ma fenêtre, je peux voir des rassemblements de Vulcains en septembre et des Grives mauvis en février !
Éviter les confusions
Aino Adriaens livre également les méprises et confusions les plus courantes :
- syrphes et guêpes
- tritons et salamandres
- géraniums et pélargoniums
- aïl des ours et muguet…
Cultiver son esprit critique
Il faut apprendre à remettre en question les idées reçues sur la nature de proximité. Il y a un déclin de la biodiversité. On peut agir et participer à sa préservation en connaissant mieux ce qui nous entoure. Quand on entend une affirmation sur la nature, il faut se questionner, se renseigner, recouper les informations. En résumé, « se forger un avis éclairé sur ces sujets ».
Il est urgent de renouer avec le sauvage, le spontané. Soyons moins dans le contrôle et plus dans le laisser-aller. On peut tondre moins souvent (et pas trop ras), laisser les feuilles mortes sur la pelouse à l’automne, etc.
Si vous êtes un amoureux de la nature, une personne curieuse ou que vous souhaitez accueillir le sauvage dans votre jardin, cet ouvrage est pour vous. Aino Adriaens déconstruit certaines fausses informations mais partage également des conseils, des anecdotes et des informations plus pointues. « Fake news au jardin », ce sont également de superbes illustrations signées Ambroise Héritier.
À découvrir absolument !