Direction Mont-sur-Marchienne, à la découverte du Musée de la Photo. Cet incontournable de la région est situé dans un ancien carmel néogothique du 19e siècle.
C’est le plus vaste et un des plus importants musées de la photo en Europe :
- surface de 6.000 m², dont 2.800 m² accessibles au public
- collection de 100.000 photos, dont 800 en exposition permanente
- conservation de 1,5 millions de négatifs
- parc arboré de 85 ares
Les photos qui ne sont pas exposées sont archivées dans une salle « blindée », à température adaptée, pour une conservation optimale.
Dans la collection permanente, j’ai été impressionnée par l’essai de cartes photographiques de la lune de 1869 d’Adolphe Neyt. J’ignorais qu’on pouvait faire de telles photos à cette époque !
En 2008, le musée a inauguré sa nouvelle aile qui prend racine dans le verger de l’ancien couvent de carmélites.
On y trouve notamment la bibliothèque, le café et le jardin d’hiver (mon coup de cœur).
Les murs d’enceinte du parc ont bénéficié d’un habillage photographique.
À l’entrée du musée, on retrouve une boutique avec de nombreux ouvrages, cartes, gadgets dédiés à la photo.
Le musée organise également des expositions temporaires.
Jusqu’au 12 mai 2019 :
- « Songs of the Walés » – Patrick Willocq
- « Dans mon jardin les fleurs dansent » – Olivier Cornil
- « L’expérience photographique » – Jacques Meuris
Patrick Willocq est un photographe autodidacte. Il signe ici une collaboration unique avec des jeunes femmes pygmées. Les photographies sont participatives. Les installations ont été construites en plein milieu de la jungle. Pas de photomontage, ni collage.
Ses modèles sont des Walés. Ces jeunes mères qui ont donné naissance à leur premier enfant sont emmenées en semi-isolement chez leurs parents afin de protéger le nouveau-né.
L’expo de Patrick Willocq est accompagnée de chants Walé.
Perso, j’ai eu un gros coup de cœur pour l’expo d’Olivier Cornil.
Ce photographe-anecdotier est né à Charleroi en 1976. Ses photos me touchent. J’aime leur simplicité, ce qu’elles expriment.
« Dans mon jardin les fleurs dansent » est un hommage touchant à sa maman, partie vivre en Corrèze il y a de nombreuses années.
On est un peu comme dans un roman photo, avec des anecdotes de vie. Je ne pensais pas être un jour aussi émue dans un musée.
Je ne peux que vous conseiller d’aller la découvrir !
Pour les passionnés de photo, il y a la carte des Amis du Musée avec différents avantages (invitation aux vernissages, entrée gratuite au musée, revue « Photographie ouverte » à domicile, etc.).








