La période de nidification chez les oiseaux est propice à de belles observations : couleur du plumage plus vive, aménagement du nid, nourrissage des jeunes, etc. Retour en photos et en vidéo de quelques moments privilégiés.
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| Foulque macroule nourrissant son petit |
27 mars, je me balade dans le parc de Courcelles quand je vois un Troglodyte mignon faire des allers et retours avec de la mousse dans son bec. Je cherche un endroit pour l’observer sans le déranger. C’est un très petit passereau (+/- 10 cm) mais qu’est-ce qu’il est énergique ! Il ne cesse de bouger. Je reste de longues minutes à le regarder. Il porte tellement bien son nom, il est vraiment très mignon.
Fin avril, les jeunes sont déjà de sortie chez plusieurs espèces aquatiques. J’ai la chance de voir une Foulque macroule qui nourrit son petit, ainsi qu’une femelle Canard colvert avec ses canetons (v. vidéo).
Le 4 mai, je remarque 2 cavités dans un frêne qui sont occupées par le Pic épeiche et l’Étourneau sansonnet.
Le Pic épeiche est une espèce dite ingénieur car il creuse lui-même sa propre cavité. L’étourneau est cavernicole mais il utilise des cavités déjà existantes.
Chez le Pic épeiche, j’ai observé que la femelle et le mâle se relayaient par moment pour aller chercher de quoi nourrir les jeunes. Ce n’était pas systématique.
Chez l’Étourneau sansonnet, je n’ai vu qu’un adulte sortir et rentrer. Il a sorti légèrement sa tête du trou et a observé les alentours un long moment avant de s’envoler. Pareil pour le retour. Il s’est posé sur une branche un peu plus loin, a attendu quelques minutes avant de retourner dans le nid.
Un peu plus loin, c’est un Rougegorge que j’aperçois. Il tient un insecte dans son bec, de quoi nourrir ses petits ?
Quand je retourne près du frêne 5 jours plus tard avec mon trépied pour filmer les oiseaux, je remarque que des perruches à collier ont chassé les étourneaux pour s’accaparer la cavité ! Ce genre d’endroits devient rare pour les oiseaux et la compétition est parfois rude pour se lesapproprier…
Le lendemain dans un bois, j’entends un concert de troglodytes. Je me cache derrière un buisson et j’en vois 5 ! J’en prends un en photo. S’agit-il d’un adulte ou d’un juvénile ? Difficile à dire.
12 mai, je suis en balade dans la campagne florennoise quand un Moineau domestique mâle se pose sur un fil barbelé. Il tient dans son bec ce qui ressemble à un ver. Il est à peine posé qu’il s’envole déjà.
La période de nidification se termine vers fin juillet. Certaines espèces ont parfois 2 ou 3 portées.
Je remarque que certains oiseaux sont déjà plus silencieux. Je me demandais l’été dernier pourquoi je n’entendais quasi plus les oiseaux. C’est parce qu’ils muent. Ils sont plus vulnérables à cette période et ils évitent de chanter pour ne pas se faire remarquer par les prédateurs.
Si vous souhaitez observer et photographier les oiseaux près de leur nid, soyez très discret. Pour les personnes intéressées, je partage mon expérience et quelques conseils dans l’article « Photographier la nature de proximité« .
Je termine par cette petite vidéo. J’ai pris énormément de plaisir à la monter, dans le but de vous partager ces instants privilégiés. Dites moi ce que vous en pensez 😊
Ce qu’il faut savoir :
- « En Wallonie, la perturbation et la destruction intentionnelle d’oiseaux sauvages, de leurs nids ou de leurs œufs durant la période de reproduction restent proscrites par la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature. » Source : Parlement de Wallonie.
- On évite de tailler ou couper les haies et arbres du 1er mars au 15 août. Source : LRBPO.









