Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la photographie. Le choix de cette date n’est pas anodin…
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| Bois de Mariemont |
Le gouvernement français décide de publier les détails du procédé afin que le monde entier en profite. Le choix du 19 août pour cette journée mondiale prend donc tout son sens.
Depuis plusieurs années, des passionnés célèbrent l’événement en publiant une photo sur les réseaux sociaux à 18h39. Chouette idée, non ?
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| Être dépaysée à deux pas de chez soi |
Ça fait un moment que je souhaite vous parler de l’évolution de ma démarche photographique. C’est le jour idéal !
Vous le savez, la photo est une de mes plus vieilles passions. J’ai eu mon premier appareil argentique vers l’âge de 10 ans. Comme j’étais impatiente de découvrir mes photos développées ! Certaines étaient floues, sur d’autres, on pouvait voir un de mes doigts. Ça faisait partie du jeu.
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| Neowise – Juillet 2020 |
Avec l’arrivée du numérique, j’ai commencé à mitrailler. Je laissais libre court à ma créativité. Ça a duré pas mal d’années. Jusqu’à septembre 2019 en fait. Là, un ami m’a fait comprendre qu’apporter un peu de technique peut faire la différence. Et qu’un horizon droit, c’est bien aussi.
J’ai commencé à délaisser le mode automatique. Je shoote en manuel depuis novembre 2019 et en Raw + Jpg depuis mi-janvier 2020. Je reste fidèle à Canon, marque qui me convient très bien.
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| Après la pluie… |
Ça va maintenant faire un an que je bosse régulièrement la technique. Je lis des magazines, je regarde des tutos sur le net et surtout, je pratique. J’ai investi dans du matériel, notamment le 6D Mark II. J’ai bien compris l’importance du trépied dans de nombreuses situations. Pareil pour le choix du collimateur. Je sais désormais ce que signifie le mode Bulb et une mise au point à l’infini. Vous l’avez compris, j’ai acquis quelques connaissances au fil des mois.
Comme je shoote en Raw, il me faut les développer. Je passe par le logiciel open-source Darktable. Il me donne du fil à retordre et je suis encore très loin de le maîtriser ! Mais je vois une légère amélioration dans le développement de mes fichiers Raw. Je persévère en tout cas.
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| Test de l’objectif Canon EF 100mm macro f/2.8 L IS USM |
Mon choix de sujets a également évolué. Par le passé, j’ai eu tendance à photographier ce qui n’allait pas. J’avais plusieurs séries comme la Carapils ou « TV is dead ». Je prenais en photo des télévisions abandonnées sur les trottoirs. Je pense que ça jouait un peu sur mon moral. À force de photographier des immeubles abandonnés ou en démolition, des voitures brûlées, des déchets, on a tendance à se focaliser uniquement sur ça.
Et le confinement est arrivé… On pouvait sortir pour s’aérer à proximité de chez soi, avec l’interdiction de poser le trépied au sol. Il fallait être en mouvement permanent. J’ai fait pas mal de recherches. J’ai sorti la carte papier de ma commune. Je suis allée sur des sites comme biodiversite.wallonie.be, etc. J’ai listé quelques bois et terrils et j’ai commencé mes explorations. J’ai pris énormément de plaisir à faire de longues marches et à photographier le beau parmi le laid. Je m’explique.
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| Champ de blé |
Les incivilités deviennent fréquentes. Il est impossible de se promener sur le Ravel ou un terril sans voir des dépôts d’immondices, des canettes et déchets en tout genre. Ça gâche le paysage. Avant, je ne voyais que ça. Désormais, je vois l’arbuste en fleurs derrière ce tas d’immondice. Et c’est ça que je veux partager.
J’ai toujours été émerveillée par ce que la nature nous offre sans vraiment penser à la photographier. Pourtant, c’est ce qui me procure mon énergie au quotidien. J’aime prendre le temps de regarder les gouttes de pluie ruisseler le long des feuilles. J’aime écouter et regarder les branches danser avec le vent. J’aime observer une abeille sauvage butiner de fleur en fleur. Ce sont mes « enjoy the little things ». La photo est une passion. Elle doit me rendre heureuse et non l’inverse.
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| Après la pluie… |
Je vais être honnête, il m’arrive encore d’être énervée en voyant des déchets dans certains endroits. Mais je ne me focalise plus dessus. Ce sont les merveilles qui nous entourent qui attirent mon regard. Et c’est ce que je souhaite partager.
Je suis quelqu’un de simple, sans artifice, et je pense que mes photos me ressemblent. Je ne cherche pas à en mettre plein la vue. Je souhaite montrer qu’il y a du beau dans notre quotidien. On est pris dans nos vies, on court après le temps. On ne voit plus ce pic épeiche qui vient de temps en temps sur l’arbre en face de notre fenêtre. On ne voit plus les coquelicots le long de la route qu’on emprunte régulièrement. J’aime observer ces petits détails qu’on ne voit plus. C’est ce qui me fait sourire. C’est ce que j’ai envie de partager avec vous.
Je pense également qu’en montrant les beautés de la nature, on peut sensibiliser les gens. Si je montre des tas de déchets dans un bois, on va dire : « un déchet en plus ou en moins, ça change quoi ? » Si je montre que certaines fleurs poussent ici ou certains animaux vivent là, on va y penser avant de jeter quelque chose à terre. Je me trompe peut-être. Je sais que je suis une idéaliste et une grande rêveuse…
En parallèle, je m’essaie à des techniques plus artistiques comme la surimpression et la pose longue. On arrive à sublimer un paysage uniquement en allongeant le temps de pose. Je trouve ça incroyable.
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| Amsterdam – Janvier 2020 |
C’est un article finalement assez personnel que je publie ce soir. J’espère arriver à transmettre les émotions que je ressens à travers mes photos en tout cas.
Si ça vous intéresse, je partage mes photos sur Instagram. N’hésitez pas à vous abonner. Et merci d’être de plus en plus nombreux à me suivre.







