Je suis les traces d’animaux sauvages. Je reconnais les empreintes du blaireau et du chevreuil. Je marche sur un sentier, celui qu’ils ont emprunté quelques heures avant moi. Je ne les piste pas. Je ne suis pas venue photographier ces mammifères. Je me balade, tout simplement. J’écoute. J’observe ce qui m’entoure. Ma curiosité est amplifiée au contact de la nature.
| Buse variable sur son poste d’observation |
Quand je vais marcher, tous mes sens sont en éveil. Je regarde à gauche, à droite, en l’air, par terre. Je m’arrête au moindre son inconnu. Je suis attirée par une espèce animale ou végétale que je ne connais pas. Le temps s’arrête. Je suis pleinement dans l’instant. Les émotions et les informations sont nombreuses. Je rentre souvent épuisée mais oh combien ressourcée.
Ma relation avec le vivant non humain s’est renforcée depuis le 1er confinement. J’ai compris que c’est lorsque que je suis à l’extérieur, seule, en connexion avec la nature, que je peux me ressourcer. Je me sens à ma place. Ces moments sont importants pour l’hypersensible que je suis. Je profite de ces sorties pour en apprendre plus sur les espèces qui m’entourent. Je prends des photos, avec mon reflex ou mon smartphone. Les sujets sont nombreux : des nuages, une crotte, un animal, une plante,…
| Milan noir entre les nuages |
J’ai débuté la formation de guide nature en 2022. Elle dure 3 ans. Je ferai certainement quelques guidances une fois mon certificat en poche. Ce n’était pas mon objectif initial en m’inscrivant à ces cours. C’est plutôt l’envie d’en savoir plus sur cette nature fascinante. Le souhait d’enrichir mes connaissances.
Créer du contenu rédactionnel et photographique, partager mon émerveillement, faire de la vulgarisation, donner l’envie de s’intéresser à la biodiversité et aider à sa protection, c’est ce qui fait sens pour moi. J’espère que cette formation sera le plus qui m’aidera dans mon projet professionnel.
En 1 an, j’ai déjà bien enrichi mes connaissances. Je reconnais beaucoup plus d’espèces à la vue et au son. Mon regard est plus aiguisé car je fais attention à plus de détails. J’adopte de nouveaux gestes. Exemple avec les excréments que je prenais en photo avant ma formation. J’arrivais rarement à déterminer le propriétaire de la crotte en me basant sur un cliché. Aujourd’hui, je photographie les traces (empreintes et excréments) sans oublier de les mesurer. Je sais que la taille, la consistance, l’endroit de l’observation aident à déterminer l’animal.
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| Empreintes de chevreuil |
Ma curiosité, cette passion qui m’anime, mon besoin de bien faire les choses me donnent l’envie d’approfondir ma démarche. J’ai pour objectif de faire un inventaire plus « pro » de mon itinéraire de formation. Je fais des recherches sur les différentes méthodologies. Il y a l’inventaire en carré pour la botanique par exemple. Je mets à profit le temps que j’ai en tant que chercheuse d’emploi. Comme j’ai dit il y a peu à un proche : « je suis une chômeuse qui ne chôme pas ».
| Un petit rongeur est passé par ici… |
Mieux je connais la biodiversité qui nous entoure, plus j’ai envie de la protéger. Je m’informe sur le réchauffement climatique, les diverses pollutions, l’impact de notre alimentation, etc. Je fais certains choix de vie en fonction de cela. Je n’ai plus pris l’avion depuis 7 ans. Je ne mange plus d’avocat. Je suis minimaliste. J’évite d’acheter des produits suremballés ou des fruits et légumes qui viennent d’un autre continent. Ma consommation de viande est réduite.
Je ne ressens pas de privation dans mon quotidien. Protéger le vivant non humain fait partie d’une démarche globale pour moi. J’ai besoin de cohérence et de sens. Je me sens beaucoup plus en accord avec moi-même que par le passé.
J’ai la chance d’avoir rencontré quelqu’un qui me soutient et m’encourage dans ma démarche. C’est un curieux de nature, comme moi. Il respecte mes choix et se montre ouvert à certains changements, comme réensauvager son jardin et y aménager un potager. Il me connait bien et me rapporte de temps en temps quelques « curiosités » naturalistes. Je vous parlerai de la dernière en date prochainement sur le blog.
Cet article est l’introduction de mes futures « enquêtes naturalistes ». J’ai envie de vous partager plus régulièrement ce qui pique ma curiosité, un peu comme pour l’exuvie que j’ai trouvée l’année dernière (voir ici). N’hésitez pas de votre côté à partager vos curieuses découvertes en commentaire ou en m’envoyant une photo par mail ou sur ma page Facebook. Je ne promets pas de vous répondre dans les 24h car je suis moins connectée que par le passé, mais je vous répondrai sans faute.
À très vite !


