Il est tôt lorsque je démarre pour ma sortie photo. Je me rends sur un terril que je n’ai plus arpenté depuis quelques mois. Je compte être de retour chez moi vers midi, avant que le soleil ne chauffe et que la lumière devienne trop dure. Je passe par un sentier que je connais bien. L’été dernier, j’y voyais régulièrement une bande de moineaux domestiques. Je ne les vois pas ici, dommage.
Je continue jusqu’à ce que ma curiosité m’entraîne vers un petit passage. Ce matin-là, je ne suis finalement jamais allée jusqu’au terril. Je suis rentrée vers 14h. Ce n’est pas grave car ce jour-là, j’ai vu la « vie ». Je me suis retrouvée au paradis, ma vision du paradis du moins. Le temps s’y est arrêté. C’est comme si les minutes étaient des heures.
Quand on vit ce genre de moment alors qu’on ne s’y attend pas, c’est encore plus merveilleux. J’avais besoin de cette parenthèse et je ne sais pas comment, c’est arrivé. C’est drôle quand on y pense. Je me suis levée tôt et j’ai hésité à faire cette sortie. Pourquoi j’ai décidé de prendre à gauche plutôt qu’à droite ? Pourquoi ma curiosité m’a amenée ici plutôt qu’au terril ? Je n’ai pas la réponse. Ce que je sais, c’est que la vie m’a fait un cadeau ce matin-là.
Vous vous demandez ce qui m’est arrivé de si extraordinaire ? Figurez-vous que je me suis retrouvée dans une clairière, entourée de fleurs et d’insectes en tout genre. J’ai fait abstraction des 2 dépôts sauvages et du bruit des voitures pour profiter au mieux de ce décor.
Mes connaissances naturalistes se sont vite avérées insuffisantes. Je voyais certains insectes et certaines fleurs pour la première fois. Je les ai peut-être déjà vus dans un livre ou autre sans m’en souvenir. Je retiens beaucoup plus facilement les espèces que je photographie. Je dois faire des recherches pour les identifier et en apprendre un peu plus sur elles. Ça aide à mémoriser.











