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Nez à nez avec un lièvre !

Je marche à pas de loup sur un sentier de campagne. Il y a un bois à ma droite et un champ de lin à gauche. C’est une belle journée lumineuse qui s’annonce.

Je suis en mode camouflage et attentive à ce qui m’entoure. Qui vais-je avoir la chance de rencontrer ?

lièvre d'europe sur un sentier de campagne

J’ai plus d’affinités avec la billebaude que l’affût. J’aime la magie des rencontres inattendues. Je ne suis pas la plus patiente non plus pour rester des heures assises à espérer voir un animal en particulier. J’ai besoin d’être en mouvement. Bizarrement, une fois que j’ai repéré un animal, je n’ai aucun souci à rester un long moment à l’observer.


Ce matin-là, je scrute surtout les hautes herbes à la recherche d’insectes à photographier. En parlant des hautes herbes, il y a du mouvement de l’autre côté du sentier, côté champ. Je m’arrête, je positionne mon appareil photo. Je ne prends pas le risque de m’accroupir et je fais bien. Un lièvre s’engage sur le sentier, à quelques mètres de moi.

lièvre d'Europe qui sort des hautes herbes

Il regarde dans ma direction et s’approche prudemment.

lièvre d'Europe au milieu d'un sentier de campagne

Je reste immobile. Seul mon doigt actionne le déclencheur du reflex. Le léporidé se rapproche un peu plus. Il ne semble pas apeuré.

lièvre d'Europe sur chemin de terre

Il  fait quelques pas avant de repartir.

lièvre qui court sur un chemin de terre

Il hésite à retourner dans les hautes herbes.

lièvre d'Europe debout au bord d'un chemin de campagne

Jamais 2 sans 3. Il revient, un peu plus près encore. Deux curieux qui s’observent mutuellement 😊 Il repart vers le champ, pour de bon cette fois.

lièvre d'Europe qui s'enfuit dans des hautes herbes

Je sais que les photos prises à hauteur de l’animal rendent mieux. Je n’ai pas voulu me faire remarquer en me couchant au sol. Je n’ai pas de regret car en me figeant, je n’ai pas effrayé ce lièvre. Le rendu des photos me plaît assez et surtout, je ne vais pas oublier cette proximité avec lui de sitôt !

Je ne vais carrément pas oublier cette matinée où j’ai entendu et vu un Loriot d’Europe pour la première fois et où une Buse variable m’a frôlée au détour d’un sentier dans le bois. La nature n’a pas fini de m’émerveiller 💚

lièvre dans un champ avec ciel rose au matin
Autre rencontre avec un lièvre cet été, avant le lever du soleil

Le Lièvre d’Europe (Lepus europaeus)

Cet herbivore possède un pelage brun dessus et blanc dessous. Il a des longues oreilles à pointes noires. Il peut vivre jusqu’à 12 ans à l’état sauvage, la moyenne étant de 3 ans.

Il affectionne les vastes prairies. Contrairement au lapin, il ne creuse pas de terrier. La femelle, appelée la hase, niche dans un affaissement à la surface du sol. Par temps froid ou pluvieux, certains levrauts meurent d’hypothermie.

Le bouquinage

C’est le terme utilisé pour les combats entre lièvres durant la période d’accouplement. On appelle les lièvres mâles des bouquins (petits boucs) mais ils ne se battent pas forcément qu’entre eux ! Lorsque c’est un mâle et une femelle, on parle de combat intersexuel.

Ressources

  • « La nature en bord de chemin », Marc Giraud
  • « La vie au cœur de la forêt », Peter Wohlleben
  • « Ma campagne », Pierre Rigaux et Arnaud Tételin
  • Wikipédia

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