Voyager avec la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn, c’est synonyme de trains retardés et/ou supprimés. Du stress dont on se passerait bien durant ses vacances. Tout avait pourtant bien commencé…
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| Sur le chemin du retour, un peu avant Stuttgart |
Dans le train vers Liège, j’écris ceci dans mon carnet de voyage :
« C’est le jour J. Mon amoureux me dépose à la gare de Namur. On se rejoindra dans quelques jours en Italie, optant chacun pour des modes de déplacement différents.
Dans le hall de la gare, une jeune femme joue du piano. Je reconnais cette chanson que j’adore, c’est Someone to you de Banners. Je m’approche et chante avec elle le refrain. Je la remercie pour ce moment partagé.
En cet instant, je me dis que mon voyage ne peut pas mieux commencer. »
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| Vue sur Liège depuis la gare des Guillemins |
Un peu plus tard :
« 19h12. Il fait déjà noir dehors. Je devrais arriver à Stuttgart en ce moment. J’en suis loin. La Deutsche Bahn n’est pas la compagnie ferroviaire la plus fiable apparemment. Une voyageuse m’a montré un visuel humoristique qui la définit assez bien : « Avec la DB, si vous ratez votre train de 14h30, vous êtes assuré d’avoir le suivant à 13h30 ».
Mon train de 17h10 à Cologne, en direction de Stuttgart, a été supprimé. En vérifiant sur le site ce matin, une correspondance était assurée. J’ai même regardé pour un plan B, au cas où. Mais voilà qu’avec les nombreux retards sur le réseau, ce plan B tombe à l’eau. Dernière solution, prendre le train qui arrive à Stuttgart à 20h08, sachant que j’ai mon train de nuit pour l’Italie à 20h29.
Voilà qu’on annonce 20 minutes de retard ! On ne peut pas me garantir que le train de nuit attendra.
J’ai la chance de rencontrer sur le quai de gare à Cologne une charmante dame. Elle attend également le train pour Stuttgart. On discute. Du moins, j’essaie avec mon anglais approximatif. Elle propose son aide pour expliquer ma situation (en allemand) et tenter de trouver une solution. On monte dans le train à la recherche d’un membre du personnel. On me conseille de descendre à Ulm, la gare juste après celle de Stuttgart. J’y serai vers 21h20 et le train de nuit y fait arrêt à 21h51. Je suis sauvée.
Je ne sais comment remercier cette gentille dame. Elle m’a confié un peu plus tôt qu’elle rêve d’apprendre le français. Je lui rédige un petit mot de remerciement, en français. Je lui donnerai plus tard.
Il est 20h30 quand on arrive à Stuttgart. Par la fenêtre, je vois le train de nuit s’éloigner. Je donne mon petit mot à ma nouvelle amie en lui disant : « a little exercise to learn french ». Elle me donne son numéro de téléphone. Les voyages en train, même chaotiques, ont de beaux côtés. Autre point positif, je ne passerai que 8h30 assise dans le train de nuit, au lieu de 10. »
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| Cathédrale de Cologne |
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| Rester optimiste |
Je suis arrivée comme prévu à Udine à 6h23 le lendemain matin.Le train Nightjet a la même configuration, qu’on le prenne depuis la Belgique ou l’Allemagne. J’ai de nouveau opté pour un siège dans un compartiment de 6 places, soit 29,90€ le trajet.
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| OBB Nightjet |
Pour ce voyage aller, qui a duré 17h, j’ai pris 4 trains :
- Namur -> Liège – avec la SNCB
- Liège -> Cologne – avec la Deutsche Bahn
- Cologne -> Ulm (Stuttgart à la base) – avec la Deutsche Bahn
- Ulm -> Udine – avec OBB Nightjet






